Elian Da Ros - Côtes du Marmandais - Romuald Cardon
Elian Da Ros

Depuis qu’il sait marcher, Elian sait qu’il veut devenir vigneron. Sauternes, Mâcon, Strasbourg, il multiplie les formations, change de régions et se nourrit des rencontres. Du Bordelais à la Bourgogne, il choisit avec beaucoup de soin chacun de ses stages. Curieux, déterminé, il est aussi de ceux qui refusent les étiquettes, et font tomber les barrières.

Quelques années plus tard, Elian s’apprête à s’envoler pour l’Australie : on est à l’été 1992, il est diplômé et vient de terminer son service militaire. Avant de créer son propre domaine, il veut encore gagner en expérience. C’est alors qu’il reçoit un appel : Leonard Humbrecht, chez qui il a fait un court stage 3 ans plus tôt, lui demande de venir travailler au domaine. Le poste ? Bras droit de son fils, Olivier. « J’avais le choix entre partir vivre une aventure de quelques mois de l’autre côté du globe, ou apprendre pendant des années auprès d’un des plus grands vignerons français. » Elian n’hésite pas une seconde, mais pose une condition : il restera 5 ans en Alsace, pas plus. Une expérience unique, incroyable, à double sens : il donne autant qu’il prend. Il découvre les plus beaux terroirs alsaciens, et les coulisses d’un domaine familial à la renommée internationale. Cinq ans plus tard, on est en 1997 : Elian rentre chez lui, prêt à réaliser son rêve d’enfant, devenir vigneron à Cocumont, faire un grand vin… dans cette région où les raisins sont moins bien cotés que la tomate. Mais il faut croire que les racines italiennes et l’entêtement gascon rendent tous les rêves possibles : aujourd’hui, 25 ans plus tard, Chante-Coucou et Clos Baquey sont des vins recherchés des plus grands amateurs… et de nouvelles cuvées, plus savoureuses et audacieuses les unes que les autres, continuent de voir le jour.