Champagne Roger Coulon

… Edgar, Louise, Isabelle et Eric, la famille à l’œuvre derrière le champagne Roger COULON.

Cap sur Vrigny, au cœur de la petite Montagne de Reims, royaume du Pinot Meunier.

EDGAR, LOUISE, ISABELLE ET ERIC COULON

« Cueillez ce que vous pouvez manger ! »

La consigne de Louise est claire : seuls les raisins mûrs et sains doivent être vendangés, quitte à n’obtenir que de très faibles rendements.

La jeune fille n’a pas 30 ans, mais déjà la tête sur les épaules et les pieds dans les vignes. Voilà deux ans qu’elle a rejoint son frère Edgar dans leur village natal de Vrigny. Ensemble, ils se préparent doucement mais fermement à reprendre le domaine de leurs parents. 

Louise et Edgar sont conscients du travail phénoménal qu’ont réalisé ces derniers : partis de 5 hectares au cœur de la Petite Montagne de Reims, Isabelle et Eric Coulon sont parvenus non seulement à agrandir leur surface pour arriver aujourd’hui à 11 hectares, mais aussi à hisser leur champagne parmi les plus grands. Discrets, ils n’en sont pas moins acteurs d’un des plus jolis groupements de vignerons champenois qui soient, le collectif Trait d’Union. 5 domaines qui représentent la haute-couture de la bulle : Selosse, Jacquesson, Egly-Ouriet, Larmandier-Bernier et Roger Coulon. Excusez du peu.

Zoom sur les Coulon

La marque de fabrique de la maison ? Le meunier au cœur de presque toutes leurs cuvées, la délicatesse de l’effervescence (la pression dans la bouteille est inférieure à la moyenne des Champagnes), et le travail en parcellaire. Une volonté forte de créer des champagnes de terroir, des vins effervescents qui transportent le dégustateur en un temps et un lieu…

Edgar, qui a d’ailleurs fait une grande partie de sa formation en Bourgogne, chez Fred Cossard ou encore Philippe Pacalet, explique ainsi que cette démarche est indissociable d’un travail en fermentation spontanée : pas de levures exogènes bien entendu, mais pas de pied de cuve commun non plus. Chaque parcelle est vinifiée séparément, avec ses propres levures naturelles. Et Edgar de s’exclamer :

« La fermentation c’est la naissance d’un lieu » !

Louise et Edgar ne comptent pas leurs heures. Le sens du travail, oui, mais aussi, cette flamme qui les animent : le vin, la vigne, c’est leur vie désormais. Nulle obligation familiale, nulle pression, ils semblent bien trop enthousiastes et avides de partage. L’un comme l’autre ne cesse de vouloir apprendre, essayer, aller plus loin. Ainsi ces essais d’agroforesterie qu’ils ont lancés il y a un an, le projet de sélection massale avec 7 autres vignerons du village, ou encore cet œuf qui trône dans la cave et qu’ils avouent avoir mis de côté, déçus du résultat :

« Les expérimentations c’est fait pour admettre qu’il faut faire demi-tour parfois »…

Curieux et généreux, exigeants et modestes : Isabelle, Eric, Louise et Edgar Coulon sont de ces vignerons avec lesquels le temps passe bien trop vite, et auprès de qui on ressort les sens comme l’esprit éveillés. 

Une magnifique rencontre, une aventure familiale sincère que l’on a envie de suivre de très près pour les années à venir.  

Un portrait écrit par Aurélie Soubiran.

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