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Isabelle & Vincent Goumard

MAS CAL DEMOURA

LANGUEDOC / Terrasses du Larzac

« Parmi les plus grandes signatures des Terrasses du Larzac... »

Isabelle et Vincent font partie de ces néo-vignerons, de ceux qui ont tout lâché pour un retour à la terre : « On s’est dit qu’on avait peut-être quelque chose à faire pour être heureux dans notre travail ». On est au tout début des années 2000 : tandis que l’un passe un brevet viti-oeno à Beaune, ils commencent ensemble leurs recherches pour l’acquisition d’une propriété. Très vite, l’étau se resserre sur le Languedoc : non seulement la terre y est encore abordable, mais c’est aussi l’une des régions où tout est encore possible... Le 12 novembre 2003, Vincent visite pour la première fois le domaine. Une évidence.
« C’est là », sentira-t-il. Isabelle partagera immédiatement son engouement pour ce lieu, dont le nom patois vient du latin delmorare = il faut rester. Tous deux rient, presque nerveusement, de ce clin d’œil du destin... Six mois plus tard, Isabelle et Vincent Goumard sont les nouveaux propriétaires du Mas Cal Demoura.
D’emblée ils se passionnent pour ce métier de la terre, à en oublier presque qu’il faut aller jusqu’au bout de la chaîne, et donner une rentabilité à leur labeur...
Ils ont à la fois une rigueur scientifique digne des premiers de la classe, et une sensibilité à la nature, au vivant, qui les pousse à se rapprocher de la philosophie bio, puis biodynamie. Une conversion qui s’est faite avec ce bon sens qui les caractérise : ils avaient choisi une parcelle témoin, l’avaient divisée en 3, pour y tester 3 types de cultures différentes sur plusieurs années : « Mais en moins d’un an, les résultats sur la portion en biodynamie étaient tellement spectaculaires, qu’on a opéré la conversion de l’ensemble du domaine plus rapidement que prévu. » Petit à petit, la personnalité de leur vin s’est dessinée, toujours dans l’esprit de rigueur qui les caractérise : ici, rien n’est jamais laissé au hasard. Car c’est bien dans la foultitude des détails que réside la difficulté. Ne rien lâcher, jamais... tout en respectant une chose essentielle : « Faire confiance au vin ».
« Le luxe, c’est de trouver le bon réglage entre être attentif, et ne pas être trop interventionniste... comme avec des enfants en somme. »

© Texte Aurélie SOUBIRAN · Photo Mélody PALLAS

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